La jeunesse allemande refusse le service militaire malgré les campagnes publicitaires massives
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Lorsque le gouvernement allemand envisage un tirage au sort pour sélectionner les recrues, il ne s’agit pas d’une initiative simple. La réticence de la jeunesse est forte, même avec des campagnes publicitaires, des augmentations salariales et des incitations comme le permis de conduire gratuit. Les jeunes de 18 à 30 ans manifestent un rejet massif du service militaire et les nouvelles recrues se font attendre. Cette initiative vise à augmenter les effectifs de la Bundeswehr (l’armée allemande), mais elle est confrontée à une résistance forte.
L’occasion d’un grand moment de journalisme a été perdue lorsqu’une invitée de France Culture, Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU sur les droits humains dans les territoires palestiniens occupés, a été présentée comme « propalestinienne ». Cette confusion majeure dans la présentation de son invitée est tout sauf anodine. Les accusations de « militantisme » qui cherchent à discréditer son mandat sont en général l’apanage de ses « détracteurs », mais l’étiquette en elle-même ne devrait rien avoir d’infâmant.
Fabien Mandon a tenu un discours sans détour sur la situation internationale qui « se dégrade ». Pour que le « pays soit prêt dans trois ou quatre ans », il va falloir « accepter le risque de perdre des enfants, de souffrir économiquement », a-t-il prévenu. Il compte sur les maires pour en parler dans les communes et faciliter les déplacements et opérations des militaires. L’ouverture du 107e Congrès s’est déroulée dans une ambiance particulière.
Cinq ans après nos révélations sur les rejets toxiques, et illégaux, des usines de Lactalis dans les cours d’eau français, treize laiteries dépassent toujours les limites de pollution autorisées par la loi, en dépit des condamnations. Le phosphore dépasse six fois les maximums autorisés, et le zinc est près de huit fois supérieur aux normes autorisées.
Derrière les grandes déclarations de la diplomatie climatique, que disent vraiment les textes des COP ? Une étude de leurs discours, passée au crible du « text mining», montre comment les mots des COP sont davantage centrés sur les mécaniques institutionnelles que sur l’urgence environnementale. Le langage diplomatique sur le climat fabrique ainsi un récit institutionnel dont la nature est presque absente.
L’École polytechnique suspend son projet de migration vers Microsoft 365. Face à la pression d’associations, d’élus et de ses propres chercheurs, la prestigieuse école renonce, pour l’instant, à un projet jugé contraire à la loi et dangereux pour la souveraineté des données de la recherche française. Cette décision, qui intervient après des mois de mobilisation intense, est une victoire majeure pour les défenseurs du logiciel libre et de la souveraineté numérique.
Interventions du cabinet de la ministre de l’Agriculture, menaces de sanction à l’encontre d’une autrice, signalement aux ressources humaines d’une autre, suppression de certaines mentions… Des scientifiques ont dévoilé comment un rapport sur la santé et les pesticides a été édulcoré par l’État. L’affaire, révélée le 30 octobre par Le Monde, concerne le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan (HCSP). Dirigée par Clément Beaune, cette instance avait été chargée d’écrire un rapport sur la santé environnementale, remis le 29 octobre à l’Assemblée nationale.
Alors que la délinquance juvénile recule, la jeunesse est plus que jamais décrite comme une menace. Dans son rapport annuel publié le 19 novembre, le Défenseur des droits démonte ce récit et alerte sur un phénomène : l’effondrement de la prévention, qui laisse la place à la répression. Il n’y a jamais eu autant d’enfants derrière les barreaux.
Sergueï Karaganov, directeur du Conseil de politique étrangère et de défense, est souvent présenté comme le principal architecte de la politique étrangère russe. Vladimir Poutine assure qu’il fait partie des auteurs qu’il lit régulièrement. Dans les cercles du pouvoir russe, il est l’une des cautions intellectuelles les plus suivies et écoutées du bellicisme que déploie le régime de Vladimir Poutine en Ukraine et contre l’Europe.
Après le choc des images vient le temps de la réflexion. Perplexe, j’ai commencé par m’avouer que je n’avais jamais entendu parler de la plateforme Discord ayant servi d’espace d’organisation et de communication pour les manifestants. Même ma connaissance des découpages démographiques à l’origine des appellations générationnelles était pour le moins approximative.
Alors que les affaires Angelina à Marseille (suspicion de faux témoignage) et Nous Toutes (violences sexuelles) défraient aujourd’hui la chronique, des pratiques discriminatoires de la police avaient été dénoncées publiquement en juin dernier par le Défenseur des droits (étude IPSOS/CESDIP/INED portant sur les contrôles d’identité et les dépôts de plaintes) et la Cour européenne des droits de l’homme (condamnation de la France pour contrôle au faciès dans l’affaire Karim Touil).
Il faut savoir faire la différence entre les bons et les mauvais économistes. Par exemple Gabriel Zucman, fieffé idéologue désireux de spolier les faiseurs de richesse : mauvais économiste — méchant même, vilain défenseur de l’égalité devant l’impôt. Philippe Aghion en revanche : bon économique, gentil monsieur qui prône l’innovation, et qui vient donc d’être nommé « prix Nobel » d’économie, en même temps que l’Américano-Israélien Joel Mokyr, et le Canadien Peter Howitt pour leurs travaux sur l’impact des nouvelles technologies sur la croissance économique.
Il faisait nuit noire lorsque le père de Greg Spriggs décida de conduire sa famille au point le plus haut de l’atoll Midway, le 8 juillet 1962. Cette nuit-là, sur un autre atoll situé quelques kilomètres plus loin, l’armée des États-Unis avait prévu de lancer une fusée dans l’espace afin de tester une bombe thermonucléaire. « Il essayait de déterminer dans quelle direction il fallait regarder », témoigne M. Spriggs. « Il pensait qu’il allait y avoir un petit scintillement seulement donc il voulait s’assurer que tout le monde le verrait. » Finalement, l’explosion ne fut pas du tout subtile. Elle fut générée par une bombe de 1,4 mégatonne, 500 fois plus puissante que celle lâchée sur Hiroshima. « Lorsque l’arme nucléaire a éclaté, le ciel tout entier s’est illuminé dans toutes les directions. On aurait dit qu’il était midi », assure M. Spriggs.