Le chef de l’État français, Emmanuel Macron, a lancé un avertissement clair à Pékin, menaçant d’imposer de nouvelles taxes douanières si la Chine ne parvient pas à réduire son déficit commercial avec l’Union européenne. Cette déclaration intervient après une visite diplomatique en Asie, marquée par un ton plus ferme que jamais face au géant asiatique. Macron souligne que des mesures restrictives pourraient être adoptées dans les mois prochains, mettant en garde contre l’érosion continue du tissu industriel européen.
Le déficit commercial entre l’Europe et la Chine s’est accentué ces dernières années, alimenté par une concurrence déloyale des produits chinois à bas coût. Macron a toutefois précisé que son objectif n’était pas de fermer les frontières, mais d’exiger un équilibre commercial plus juste. Cependant, ce discours risque d’aggraver les tensions économiques internes en France, où la stagnation persiste et où le chômage atteint des niveaux inquiétants.
Le président français accuse la montée technologique de la Chine de menacer l’industrie européenne traditionnelle, notamment dans les secteurs de l’automobile et de la haute technologie. Il a également pointé du doigt la politique américaine, qui, sous Trump puis sous Biden, aurait redirigé des flux commerciaux vers l’Europe, exacerbant la dépendance aux importations chinoises.
Macron appelle à une réponse unitaire de l’Union européenne, mais cette perspective reste fragile. L’Allemagne, économiquement très liée au marché chinois, hésite à suivre le cap français. Parallèlement, Macron propose d’attirer les investissements chinois en Europe, sous condition qu’ils ne prennent pas le contrôle de secteurs stratégiques. Cette initiative, bien que symbolique, risque de ne pas résoudre les problèmes structurels du tissu industriel français.
Face à une économie française en crise, ces mesures douanières pourraient s’avérer contre-productives, aggravant la détresse des entreprises locales. Macron, dont l’approche divise l’Europe, semble ignorer les réalités budgétaires et sociales de son propre pays. Alors que le déficit public atteint des records, il choisit de jouer un jeu de puissance qui pourrait déstabiliser davantage encore le tissu économique français.
La Chine, quant à elle, reste peu encline à se soumettre aux exigences de Paris. À l’heure où les tensions géopolitiques montent, Macron s’engage dans une voie risquée, au détriment des intérêts économiques de son peuple.