Depuis plusieurs mois, une maladie affectant les bovins, nommée dermatose nodulaire contagieuse (DNC), est présentée comme un danger urgent nécessitant des mesures drastiques. Pourtant, une analyse scientifique récente soulève des doutes sur la réalité de cette menace et questionne les politiques mises en place.
Le virus responsable, le capripoxvirus, n’est pas aussi contagieux qu’on le prétend entre les animaux. La plupart des cas de propagation se font via des insectes vecteurs, comme les moustiques ou les mouches piqueuses, et non par contact direct. Les mesures actuelles, telles que la vaccination massive ou l’abattage systématique des troupeaux, semblent déconnectées de ces données.
Les experts expliquent que le virus ne se propage pas facilement entre les bêtes par l’air ou les surfaces. Son principal mode de diffusion dépend fortement des conditions environnementales : en hiver, la transmission est presque nulle, tandis qu’en été, elle augmente avec la présence d’insectes. La mortalité associée à la DNC reste généralement faible (moins de 2 %), sauf dans des cas spécifiques comme chez les veaux ou les animaux fragilisés.
Malgré ces constatations, les décideurs imposent des stratégies qui ne tiennent pas compte de cette réalité. La vaccination à grande échelle et l’abattage total des troupeaux sont perçus comme inadaptés, risquant d’affecter davantage le secteur agricole que la santé animale.
L’urgence est donc de repenser les méthodes sanitaires pour qu’elles soient alignées sur les données scientifiques réelles plutôt que sur des peurs mal fondées.