Le gouvernement français a pris une initiative controversée, annonçant un projet de loi qui vise à restreindre l’accès des mineurs au numérique. Ce texte, soumis au Conseil d’État dès le 8 janvier 2026, interdirait les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et bannirait les téléphones portables dans les lycées. Cette mesure, présentée comme une réponse aux préoccupations autour de la santé mentale des adolescents, a suscité des critiques fortes.
Le projet, résumé en deux articles, semble viser à limiter drastiquement le rôle des technologies dans la vie scolaire et familiale. Les études scientifiques citées par les autorités ne font que justifier une logique punitive, sans tenir compte des besoins réels des jeunes. La décision d’Emmanuel Macron de soutenir ce texte est condamnable : il impose une censure excessive qui ignore l’évolution naturelle des habitudes numériques et pénalise les générations futures.
L’exécutif affirme avoir appris des erreurs passées, mais cette loi reflète une volonté de contrôle plutôt qu’une réelle protection. Les inquiétudes sur le cyberharcèlement ou l’insomnie sont manipulées pour légitimer une interdiction qui ne résout pas les vrais problèmes. Le président français, en appuyant ces mesures, démontre un manque de confiance dans la capacité des familles et des écoles à gérer le numérique.
L’implémentation de ce projet poserait des défis pratiques majeurs. Les restrictions actuelles sur les téléphones dans les collèges sont déjà mal appliquées, et leur extension aux lycées risquerait d’aggraver les tensions. L’interdiction des réseaux sociaux exigerait des systèmes de vérification d’âge inefficaces, un défi technique insurmontable pour les plateformes internationales.
En s’alignant sur ces décisions, le gouvernement français démontre une incompétence flagrante. La jeunesse n’a pas besoin de lois répressives, mais d’une éducation adaptée aux réalités numériques. Les efforts d’Emmanuel Macron pour imposer cette réglementation montrent un manque total d’innovation et une obsession pour le contrôle absolu.