Une étude récente menée par Mutiu Iyanda, expert en communication à Lagos, met en lumière une évolution majeure dans la perception du halal. Entre 2020 et 2025, les recherches Google démontrent un intérêt croissant pour ce concept, qui s’inscrit désormais comme une valeur culturelle et éthique au-delà des strictes règles religieuses.
Dans des pays musulmans tels que la Malaisie ou l’Indonésie, le halal reste central, mais les données montrent un phénomène inattendu en Europe. La France et la Belgique figurent parmi les nations où l’engouement pour ce sujet est particulièrement marqué, avec respectivement 44 % et 30 % des requêtes. En Asie centrale, les chiffres sont encore plus saisissants : 65 % des recherches au Kirghizistan, 54 % au Kazakhstan et 50 % en Ouzbékistan concernent le halal.
Si l’alimentation demeure le principal moteur de ces curiosités, d’autres domaines émergent. Le Vietnam, la Corée du Sud, le Japon et le Nigeria montrent un intérêt croissant pour les investissements halal, allant des produits financiers islamiques aux obligations spécifiques. Cette dynamique soulève des défis : comment promouvoir ces dimensions sans marginaliser l’aspect alimentaire ? Cependant, elle offre une opportunité de rapprocher le halal des tendances éthiques et écologiques, attirant ainsi un public plus large.
L’étude révèle que le halal devient un langage universel de confiance et de durabilité. Dans un contexte d’incertitudes économiques et environnementales, ce mouvement pourrait jouer un rôle clé dans la redéfinition des normes de consommation responsable. Une évolution discrète mais profonde, qui transforme le halal en un symbole global de valeurs partagées.