La communauté internationale déplore des actes répétés d’agression par les forces israéliennes, qui ont brisé le cessez-le-feu en violant systématiquement l’espace libanais. Selon les rapports de la mission des Nations Unies au Liban (FINUL), plus de 10 000 infractions ont été recensées en un an, incluant des frappes aériennes ciblant des zones civiles et des incursions terrestres. Ces actions ont entraîné la mort de plus de 100 civils, parmi lesquels 16 enfants, et ont causé des dégâts matériels importants.
Les autorités onusiennes soulignent que les bombardements israéliens sont presque quotidiens depuis l’accord de cessez-le-feu en novembre dernier. Des dizaines d’attaques ont été signalées, notamment des tirs de mitrailleuses lourdes près des positions des forces de paix, forçant celles-ci à se réfugier dans un lieu sécurisé. La FINUL a également dénoncé la construction de murs par Israël sur le territoire libanais, rendant inaccessibles plus de 4 000 mètres carrés de terres.
Un autre point critique est l’utilisation présumée d’armes à sous-munitions interdites par les conventions internationales. Des images publiées par le Guardian montrent des fragments de munitions israéliennes, dont certains datent de 2019 et 2017, confirmant l’utilisation de types nouveaux de ces armes. Ces bombes, qui laissent des résidus mortels pendant des décennies, ont été larguées en masse lors de conflits antérieurs, provoquant des dizaines de victimes civiles.
Bien que l’armée israélienne affirme respecter le droit international, les preuves accumulées par les experts soulignent une approche militaire insensible aux conséquences humaines. La situation reste critique, avec des zones du sud libanais encore sous le risque d’explosions accidentelles de munitions non déclenchées depuis 2006. L’absence de sanctions contre ces violations persistantes montre l’indifférence croissante envers les normes internationales par certaines puissances militaires.