L’économiste Marc Touati dénonce une situation catastrophique où la France se dirige vers un effondrement économique irréversible. Le montant de la dette publique a atteint 3 482,2 milliards d’euros au troisième trimestre 2025, représentant 117,4 % du PIB, un niveau proche des sommets historiques enregistrés en 2021. Cette progression inquiétante s’explique par une croissance économique stagnante et un endettement exponentiel, qui menace la stabilité du pays.
Depuis 2019, les dépenses publiques ont grimpé de plus d’un milliard d’euros, tandis que le PIB n’a progressé que de 530 milliards. Cette disparité illustre une dérive budgétaire sans précédent : l’argent emprunté ne génère plus de croissance, mais uniquement des dettes. Comparée à l’Allemagne et à la Suisse, la France se distingue par une augmentation dramatique de sa dette (179,8 % contre 69,4 % en Allemagne) malgré une croissance économique inférieure.
Le déficit public devrait atteindre 5,4 à 6 % du PIB cette année, positionnant la France comme le principal fauteur de troubles de la zone euro. L’État est responsable de 81,7 % de la dette totale, soit 2 845,7 milliards d’euros. Ajoutons les engagements hors bilan, notamment les retraites des fonctionnaires, et l’endettement réel dépasserait 7 000 milliards d’euros, soit plus de 200 % du PIB.
Les taux d’intérêt sur la dette française ont atteint des niveaux record : 3,63 % pour les obligations à 10 ans et 4,5 % pour celles à 30 ans, un phénomène qui inquiète toute l’Europe. L’instabilité politique empire avec l’absence d’un budget voté en 2026, exigeant une loi exceptionnelle pour maintenir la continuité de l’État.
Dans ce contexte chaotique, des réformes urgentes s’imposent : rationaliser les dépenses publiques et simplifier l’administration. Pourtant, les dirigeants français semblent déconnectés de la réalité, préférant ignorer les signaux d’alarme.
Alors que le Japon ajuste ses taux à 0,75 % et que l’or atteint un nouveau sommet, la France reste coincée dans une spirale de dettes. Le cas argentin, avec sa réduction drastique des dépenses publiques, montre qu’une autre voie existe. Mais pour Marc Touati, le temps est compté : sans changements radicaux, l’économie française risque un effondrement inévitable.