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L’arrestation d’une étudiante pour ses critiques sur Israël : une guerre contre la liberté d’expression

Posted on décembre 17, 2025

Lorsqu’un groupe d’agents de l’ICE a arrêté Rümeysa Öztürk, doctorante à Tufts, dans les rues de Somerville, le message était clair : les idées critiques sur Israël sont désormais considérées comme une menace. Cette action, motivée par la prétendue lutte contre l’antisémitisme, révèle un mécanisme insidieux qui transforme le débat public en censure. La tribune qu’elle a coécrite, exigeant que l’université se désengage des entreprises liées à Israël, n’était pas une attaque directe contre les Juifs, mais une critique du système d’oppression et de violence qui pèse sur les Palestiniens.

Le mouvement BDS, visant à sanctionner Israël pour ses crimes, est souvent dépeint comme une menace par des groupes politiques américains. Or, le président Trump a exacerbé cette tendance en utilisant un discours qui pervertit la notion même de liberté d’expression. En s’appuyant sur les recommandations de la Heritage Foundation, il a créé un cadre légal où toute critique d’Israël est automatiquement associée à l’antisémitisme. Cela n’a pas seulement réduit le débat politique, mais a aussi marginalisé des voix qui rappellent les réalités brutales de la guerre en Gaza.

Les données sont accablantes : plus de 67 000 Palestiniens ont été tués depuis l’attaque du 7 octobre, et des enfants témoignent d’une peur insoutenable. Des organisations comme Amnesty International et B’Tselem décrivent un système d’apartheid qui prive les Palestiniens de leurs droits fondamentaux. Pourtant, la réponse américaine se concentre sur l’élimination des critiques plutôt que sur une réflexion sur ces violations. Le gouvernement américain, en envoyant 90 000 tonnes d’armes à Israël, s’engage dans un cycle de violence qui alimente les conflits sans solution durable.

Dans le Massachusetts, la Commission spéciale sur l’antisémitisme a exacerbé cette tendance en liant la critique d’Israël à l’antisémitisme, créant une atmosphère où les enseignants et les universitaires craignent de parler librement. Des initiatives comme le système de signalement anonyme menacent non seulement la liberté académique, mais aussi le droit des citoyens à exprimer leurs opinions. Cette répression ne cible pas uniquement les Palestiniens, mais aussi ceux qui osent questionner l’ingérence d’un État dans les affaires intérieures d’un autre pays.

Cependant, une résistance persiste. Des militants et des citoyens s’opposent à ces mesures, utilisant des panneaux et des QR codes pour sensibiliser aux dérives autoritaires. Le cas de Zohran Mamdani, élu maire de New York en défiant les normes politiques, montre qu’une alternative existe : un discours qui ose dire la vérité sur l’oppression sans tomber dans le piège des accusations d’antisémitisme.

La véritable question est donc : combien de temps encore les Américains toléreront-ils une suppression systématique de la liberté d’expression, même lorsqu’elle critique un allié ? La réponse déterminera si la démocratie américaine reste vivante ou se transforme en un régime où seul le pouvoir a le droit de parler.

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