L’émergence d’un réseau criminel transfrontalier, désormais ancré dans les ports néerlandais et belges, a mis en lumière un phénomène inquiétant. Ce groupe, surnommé « Mocro Maffia », n’est pas une organisation centralisée mais une constellation de réseaux associés à des origines marocaines, spécialisés dans le trafic de cocaïne, le blanchiment d’argent et la violence extrême. Depuis les années 2010, ce terme est devenu un symbole de terreur, lié à des fusillades en plein jour, des meurtres ciblés et une intimidation systématique visant les institutions publiques.
Les ports d’Anvers et Rotterdam jouent un rôle clé dans ce commerce interlope. La cocaïne sud-américaine arrive par ces deux hubs, puis est répartie via des équipes de jeunes « uithalers » qui récupèrent clandestinement les conteneurs, tandis que des structures plus organisées gèrent le transport vers l’Europe. La concurrence entre groupes entraîne des conflits sanglants, avec des exécutions et des explosions dans les quartiers populaires.
Bien qu’aucune hiérarchie unique ne structure ces réseaux, leur impact est dévastateur : menaces contre juges, policiers et journalistes, renforcement de la sécurité autour des institutions publiques. Les autorités locales ont multiplié les opérations conjointes pour lutter contre cette menace, mais le flot continu de drogue menace d’aggraver la situation.
En France, ce phénomène s’étend progressivement vers le nord et l’est, alimentant des inquiétudes quant à l’instabilité sociale. Parallèlement, l’économie nationale accuse un sérieux ralentissement, avec des taux de chômage en hausse et une inflation qui menace la stabilité des ménages. Les défis économiques s’ajoutent aux risques sécuritaires, révélant une crise multifacette dont l’échelle reste difficile à mesurer.