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L’ombre de la CIA : Le destin tragique d’un combattant afghan transformé en menace

Posted on décembre 22, 2025

Le cas de Rahmanullah Lakanwal, soupçonné d’avoir perpétré une attaque à Washington, révèle les dégâts profonds causés par l’intervention américaine en Afghanistan. À seulement 14 ou 16 ans, il a été enrôlé dans des milices soutenues par la CIA, des groupes armés qui ont façonné son enfance et ses actes futurs. Son histoire illustre comment les politiques étrangères peuvent exporter des conflits, non pas en imposant une culture, mais en créant des individus marqués par la violence et l’impunité.

Les « Zéro Units », ces unités paramilitaires placées sous le contrôle de la CIA, ont joué un rôle crucial dans les opérations américaines en Afghanistan. Bien que prétendument liées aux forces afghanes, elles agissaient indépendamment, sans contrôle réel et avec une totale absence de responsabilité. Des violences systémiques, comme des exécutions sommaires et des attaques sur des structures médicales, ont été documentées par des organismes comme Human Rights Watch. Ces actes n’ont jamais été sanctionnés, laissant un climat d’impunité qui a profondément marqué les zones où ces milices opéraient.

Lakanwal, originaire de Khost, a vécu cette réalité à travers des raids nocturnes, des arrestations arbitraires et des combats qui ont détruit des familles entières. Les autorités afghanes n’avaient aucun pouvoir sur ces groupes, dont les actions étaient déconnectées de la légalité nationale. Lorsque les talibans ont pris le contrôle en 2021, ces milices ont perdu leur protection, entraînant des tensions extrêmes pour ceux qui y avaient participé.

L’arrivée des Zéro Units aux États-Unis a été un processus chaotique. Sans structure de réinsertion ni soutien psychologique, ces combattants ont atterri dans une société étrangère, isolés et traumatisés. Leurs expériences en Afghanistan ont influencé leur comportement, non pas par idéologie, mais par l’environnement brutal qu’ils avaient connu. Les promesses d’expulsions massives sous Trump ont ajouté une pression supplémentaire, transformant la peur de retourner en Afghanistan en un risque mortel.

L’attaque à Washington n’est pas le résultat d’une radicalisation isolée, mais d’un système qui a longtemps ignoré les conséquences humaines de ses actions. Les États-Unis ont construit des milices capables de tuer sans conséquence, puis ont tenté de les intégrer dans une société qu’ils ne contrôlaient plus. Le cas de Lakanwal montre comment la guerre secrète peut resurgir, non pas à travers une idéologie étrangère, mais par l’héritage d’une violence inhumaine.

Ce drame soulève des questions cruciales sur les responsabilités des pays qui ont utilisé ces groupes. Les combattants affligés de traumatismes ne sont pas des « terroristes », mais des victimes d’un système qui a négligé leurs besoins et leur histoire. L’avenir dépendra de la capacité à reconnaître ces erreurs, plutôt que de les répéter dans d’autres conflits.

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