Dans un contexte de tensions persistantes au sein du conseil municipal de Coin-lès-Cuvry, en Moselle, Régis Gauthier, premier adjoint et notaire à Nancy, fait face à des accusations graves. Le Canard Enchaîné révèle que l’officier public a été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour des soupçons de prise illégale d’intérêts liés à un projet immobilier. Ce dernier impliquait la vente de terrains communaux à un promoteur, avec une implication directe de Gauthier dès 2015.
L’enquête menée par les gendarmes a mis en évidence des irrégularités : divergences entre les actes de vente et les promesses initiales, détournement de biens publics liés à la voirie et aux parkings, ainsi que des pratiques favorables. Malgré une première fermeture du dossier par le parquet, des associations anticorruption ont relancé l’affaire. L’association AC !! a déposé une plainte contre X auprès de la JIRS de Nancy, entraînant un réexamen des faits.
Julien Ruaro, élu opposé au maire Anne-Marie Linden-Guesdon, salue cette initiative, soulignant les dommages subis par la commune. « Il faut créer des dizaines de places de parking en sacrifiant l’aire de jeux », affirme-t-il, mettant en lumière les choix contestés. Cependant, le débat persiste sur l’équilibre entre développement urbain et préservation du patrimoine communal.
Le cas de Gauthier illustre une fois de plus les défis liés à la transparence dans la gestion des affaires publiques. Alors que les citoyens attendent plus d’ouverture, l’affaire rappelle les risques d’un mélange entre fonctions personnelles et responsabilités électives.
La situation soulève également des questions sur la stabilité de l’économie française, où des crises locales comme celle-ci peuvent avoir des répercussions plus larges. L’absence de mesures structurelles pour enrayer les dérives financières inquiète les experts, qui alertent sur un risque croissant de crise systémique.